Midi-Libre : « Un raccordement peu opportun»

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544126425Cet article du Midi Libre est accessible en ligne en cliquant ici.

La puce à l’oreille

Un raccordement peu opportun

Nicolas Cadène, membre du secrétariat fédéral du PS et du Conseil national PS, rappelle que : « Si Nîmes est redevenue une ville d’eau, c’est loin de celle de la Rome antique » comme l’a souligné le Journal du Dimanche, pointant 41 % de perte d’eau.

Le socialiste souligne que « l’actualité apporte un éclairage cocasse, avec la condamnation en première instance du maire, pour un raccordement paru un peu trop opportun, à ce bien mauvais réseau ».
 

Les nouveaux fichiers de police doivent être retirés

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Décidément, cette droite-là ne recule devant rien, et sûrement pas devant les libertés fondamentales. Alors qu’une formidable mobilisation avait permis l’abandon du fichier Edvige, voilà que le gouvernement crée deux nouveaux fichiers (le 16 octobre dernier, jour de la « Sainte Edwige» ) par décrets en court-circuitant le Parlement.

Suite au rapport commun des députés Delphine Batho (PS) et Jacques Alain Benisti (UMP), un accord avait pourtant été trouvé avec le gouvernement pour que toute nouvelle catégorie de fichier ne puisse être créée que par la loi. Le parlementaire UMP a rappelé avec raison que « l’initiative du gouvernement constitu[ait] une profonde atteinte au travail parlementaire et au climat de confiance qui s’était instauré d’abord entre deux députés de sensibilité différente et ensuite avec l’ensemble des associations, dont la Ligue des droits de l’Homme» .

Si dans ces nouveaux fichiers, il n’est plus question de collecter les données les plus « sensibles»  – santé, vie sexuelle, « origines raciales ou ethniques»  -, une partie de l’héritage demeure avec le fichage de « l’origine géographique» des personnes soupçonnées de pouvoir porter atteinte à la sécurité publique. Une innovation juridique fortement controversée, et avec raison. De quoi parle-t-on? D’une origine ethnique? Du quartier d’où l’on vient? En outre, l’âge de 13 ans, à partir duquel un enfant pourra être inscrit sur de telles bases de données, ne laisse pas non plus d’inquiéter.

Rappelons que ce qui sème le plus le trouble aujourd’hui, c’est que les technologies informatiques facilitent les croisements et les recoupements : une volonté politique de monter des cloisons étanches entre fichiers pourrait être annulée ou contournée par une autre volonté. D’ailleurs, en l’espèce, y-a-t-il vraiment volonté de cloisonnement? Les citoyens doivent clairement signifier qu’ils ne sont pas prêts à tout sacrifier à l’illusion sécuritaire.

« Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre» disait Thomas Jefferson.

Jean-Louis Bianco & Nicolas Cadène

 

“La France nouvelle”

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Nous vous invitons à lire cette tribune, à notre sens très juste, de deux amis et camarades.

"Par Brahim Abbou, conseiller municipal de Montpellier et Kamel Chibli, maire-adjoint de Lavelanet

Il existe une France qui n’hérite aucun poste de ses parents et aucun privilège de sa naissance, une France qui se lève tôt sans gagner plus, travaille beaucoup et dépense moins. Il existe une France qui croit au partage, à l’école républicaine et au respect dû à chacun, une France qui ne se reconnaît pas dans le mépris des salariés et la traque des immigrés, une France qui n’oppose pas la liberté et l’égalité, une France qui se bat pour le maintien et la qualité des services publics en milieu rural et dans les quartiers populaires. Il existe une France qui croit que chacun doit avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs.

Oui, il existe une France qui ne fait pas de la couleur de peau une injure ou de l’adresse une marque d’infamie. Une France qui n’accepte plus le regard que les médias portent sur elle, ce ton tantôt brutal tantôt paternaliste qu’on emploie pour lui parler, le silence qui entoure ses efforts au quotidien alors que le vacarme répercute à l’infini le superflu et l’accessoire pour faire diversion. Il existe une France qui se parle et s’entraide, s’écoute et dialogue dans les quartiers et les campagnes, cherche ensemble des solutions. Une France qui réfléchit, innove, rêve à demain en retroussant ses manches.

Oui, elle existe, cette France de la fraternité. Nous la vivons, nous, au quotidien, à la base, dans ce pays qui portait les espoirs de nos parents venus du Maroc et qu’ils nous ont appris à respecter, avec ces valeurs qu’ils nous ont transmises et qui nous ont permis de passer entre les gouttes acides de la violence et du désespoir.

Ces valeurs largement partagées et notre foi exigeante en la République, nous les transmettons depuis bien des années, d’abord à travers notre engagement associatif dans le quartier de La Paillade à Montpellier et le pays ariégeois, puis dans le monde politique. Nous avons rejoint la campagne de Ségolène Royal en 2007 parce qu’elle portait haut et fort les valeurs de cette France métissée dont nous sommes fiers. Nous avions alors lancé l’Appel des Quartiers dont Cités d’Avenir est aujourd’hui le prolongement.

Oui, nous sommes fiers d’être à ses côtés de jeunes élus fils d’ouvriers, Français à part entière et non sempiternellement « issus de l’immigration » (1ére, 2ème, 3ème génération… jusqu’à quand ce renvoi à la seule origine ?), des élus engagés, volontaires, sincères dont le jugement compte autant que celui de responsables plus capés.

Ségolène Royal a proposé que l’un d’entre nous, Kamel Chibli, entre au Bureau national du Parti Socialiste mais il semble que la porte de Solférino reste obstinément close et le « renouvellement par la preuve » pas de saison. Nous croyons, nous, à la parole politique, à la force des mots simples et justes qui touchent les coeurs, redonnent l’espoir et l’envie d’avancer, à la conformité nécessaire des actes et des promesses, loin des petits arrangements d’arrière-salle et des calculs d’appareil. Il n’y avait, dans cette proposition, aucun machiavélisme mais une grande cohérence.

Cela a, semble-t-il, échappé au petit cercle des commentateurs et des acteurs de la vie politique qui, se croyant perspicaces, prennent tout par le petit bout de la lorgnette, s’intoxiquant mutuellement sous le sceau des fausses confidences et des dîners en ville. Voilà comment la défection d’untel ou la mise à l’écart d’un autre deviennent une soit-disant traversée du désert voire une descente aux enfers ! Voilà comment le commentaire des petites phrases tient lieu d’analyse politique et comment 3.500 personnes mobilisées à Montpellier sont ignorées car cela contredit le récit d’un petit monde très parisien.

Oui, nous avons été blessés par le traitement médiatique et politique de la Fête de la Fraternité que nous avons organisée à Montpellier, le 19 septembre dernier. Blessés de voir le fossé entre ce que nous avons vécu et les commentaires qui ont suivi, sous la plume notamment de ceux qui n’y étaient pas. Blessés qu’on préfère s’intéresser à quelques absents plutôt qu’à tous ceux que rassemblait ce jour-là la conviction qu’une France nouvelle est possible et que Ségolène Royal en porte les valeurs. Oui, nous avons été choqués que pas un mot ne soit dit de nos débats sur l’éducation, sur la fraternité, et guère plus du solide discours politique de Ségolène Royal, de ses propositions pour sortir de la crise et redresser le pays. Blessés de cette morgue narcissique mais renforcés par cette journée formidable que nous sommes fiers d’avoir réussie. Elle a décuplé notre envie de persévérer, de persister et de signer, tête haute et plus que jamais aux côtés de celle qui a su regagner la confiance du peuple. Car le peuple, n’en déplaise à ceux qui le voient de très loin, ce n’est pas un gros mot. Et parler au peuple, ce n’est pas être populiste, c’est redonner à la République son centre de gravité.

Alors oui, nous le signons à nouveau ce pacte de fraternité autour de Ségolène Royal et de Désirs d’Avenir. Nous y mettons tout ce que nous sommes : notre histoire, le trajet de nos parents, notre volonté d’associer les habitants des quartiers à cette « révolution douce » qui ne se fera pas sans eux, notre espoir et notre détermination.

Et nous appelons à nous rejoindre dans ce fraternel combat toutes celles et tous ceux qui n’en peuvent plus et n’en veulent plus des dégâts de la droite sarkozyste, de l’impasse et des divisions où elle entraîne le pays, de ses mensonges et de ses passe-droits quotidiens, de son incompétence au bout du compte.

Beaucoup, aujourd’hui, ne croient plus un mot de ce que disent les politiques, de quelque bord qu’ils soient, et éprouvent un terrible sentiment de fatalité parce que la vie est de plus en plus difficile et parce que l’avenir semble désespérément bouché. Beaucoup, aussi, se détournent de notre parti parce qu’ils sont lassés de le voir prisonnier de ses querelles internes, obsédé de son pouvoir d’empêchement et oublieux de son devoir d’impulsion.

Au poison du seul contre tous et du repli sur soi nous voulons opposer le contre-poison d’une fraternité en actes. Au sarkozysme destructeur des services publics et protecteur des privilèges, incapable d’anticiper, d’accompagner, de protéger efficacement, nous voulons opposer un large mouvement populaire, citoyen, imaginatif et chaleureux, capable non seulement de s’opposer mais de proposer et d’ouvrir à la France un avenir partagé.

La droite sarkozyste est minoritaire dans le pays et, dans nos quartiers, le rejet est encore plus massif. Alors n’hésitons pas : mettons nos intelligences et nos espérances en commun. Joignons sans exclusive les forces de toutes celles et tous ceux qui ont en commun ces valeurs de respect, de démocratie et de justice sociale auxquelles nous sommes nombreux à croire. Et commençons par les mettre en pratique ici et maintenant dans un mouvement fraternel qui libère les énergies du pays et apporte des réponses concrètes, collectivement réfléchies, aux attentes populaires et aux difficultés vécues par les Français. 2012, c’est demain. Et ça commence aujourd’hui. Cette France réconciliée avec elle-même et avec l’action politique, forte des apports de chacun, nous la savons possible. Cette France nouvelle, bâtissons-la avec passion, sans nous préoccuper d’autre chose que d’aller de l’avant et de tenir parole."

 

Midi Libre : Éric Andrieu tente de rassurer les militants PS

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À l'approche des élections régionales, le PS s'agite aux quatre coins de la Septimanie pour élire son premier socialiste qui sera tête de liste... Ou s'effacera derrière Georges Frêche. L'Audois Éric Andrieu, candidat, était vendredi soir à Villeneuve, invité par les sections de Bagnols Campagne et Villeneuve, pour sa seule visite en Gard rhodanien avant le vote des militants.
« Ce n'est pas la guerre », annonce d'entrée Éric Andrieu aux quelque 120 sympathisants venus écouter le vice-président de la Région... Mais cela y ressemble étrangement. À Joseph Ferré, secrétaire cantonal du parti qui aurait souhaité un débat contradictoire entre postulants, il répond : « Cela n'a pas été possible et cela se passera entre toi et les sympathisants ».
L'élu audois accepte la mêlée avec son public et précise le but de sa visite : il faudra être reconnu d'abord « premier socialiste de la région », avant d'établir « une stra tégie de conquête ». Il y aura donc un match avec l'ancien rugbyman, poulain de l'actuel président, Didier Codorniou. « Ce sera le militant qui décidera du candidat tête de liste », martèle le trublion du PS régional qui, à propos de Georges Frêche, tranche : « Il y a deux hommes, celui de l'intérieur et celui de l'extérieur, et ce dernier est une personnalité controversée. Et puis, il n'est plus au PS ».
Éric Andrieu assurait ensuite qu'il est nécessaire de rassembler les forces de gauche, « avec de nouveaux partenaires », malgré cette problématique Georges Frêche. Car s'il « n'a pas dit exit » au président de Région, il sait qu'avec ou sans lui, la donne ne sera pas la même pour rassembler PC, Verts, PRG et autres qui se refusent à une alliance, si ce dernier est partant. Alors l'homme de l'Aude, « soldat du PS », se veut rassembleur. « J'ai la possibilité de réunir les pro et anti Frêche ».
Soirée de campagne pour l'un, débat réclamé pour les autres. Les questions diverses ont fusé au sein des militants, toutes sensibilités étalées : souci de voir deux listes PS en présence, abandon politique du parti socialiste sur le canton, dénonciation de « la brutalité du premier fédéral du Gard », demande de primaires démocratiques « avec contrôle des votes ».
Aux réponses jugées « rassurantes » d'Éric Andrieu, se sont mêlées des interrogations palpables, lorsque la majorité des inte rvenants réfutent un engagement avec Georges Frêche, menaçant publiquement de quitter le parti s'il est présent sur une liste. Les militants des deux sections qui ont organisé la soirée ont signé en nombre, la motion de soutien à Éric Andrieu.
Pas facile d'être socialiste par les temps qui courent...

A.S.
 

Alès : Le PS dénonce la gouvernance Roustan

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La Marseillaise - Dimanche 13 septembre 2009 :

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Ségolène Royal et le Pnud : Fausse polémique

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Le « ségobashing»  semble continuer avec un souhait très clair de la majorité de s’attaquer à la bonne rentrée politique de l’ancienne candidate PS à la présidentielle 2007.

Ségolène Royal n’a jamais prétendu être « ambassadrice » auprès du Pnud et rien de tel n’a été publié sur le site Désirs d’Avenir.

Ella a été sollicitée, en raison du caractère exemplaire de la coopération décentralisée entre la région Poitou-Charentes et celle de Fatick au Sénégal pour une mission de représentation des régions du monde et de la coopération décentralisée.

À ce titre elle est invitée par le Pnud à la réunion du 21 septembre à New York et au prochain sommet de Copenhague.

Comme le rappelle le site d’informations rue89, le directeur de la plateforme des partenariats innovants du Pnud,  Christophe Nuttall, confirme les dires de la présidente de la région Poitou-Charentes et explique les contours de cette mission qu’il lui a lui-même confiée :

« Elle est saisie d’une mission de faire valoir le rôle des régions dans la mise en œuvre des changements climatiques, au même titre qu’on l’a fait avec les dix/quinze régions avec lesquelles nous travaillons (…) La capacité de sa région à aider d’autres régions de pays en développement, dans le domaine du changement climatique, est particulièrement efficace et exemplaire. »

Si l’Elysée, dans son sectarisme, y voit un inconvénient, il peut toujours demander au Pnud de lui retirer cette mission…

Nicolas Cadène

 

Le Prince Jean

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800px-Défense-parvis-panoJean Sarkozy a donc fait part de sa candidature à la tête de l’Etablissement public d’aménagement du quartier d’affaires de La Défense (Epad) qui constitue le premier pôle tertiaire d’Europe. L’Epad, c’est aussi un territoire qui regroupe des centaines d’entreprises employant sur place 150 000 salariés, un bassin de population de plus de 200 000 personnes (Puteaux, Courbevoie et Nanterre), et enfin, un noeud de transport (trains, RER, métros et tramways) par lequel passe quotidiennement 1 million de franciliens.

À 23 ans, le fils du président de la République est déjà président du groupe UMP/NC/DVD au Conseil général des Hauts-de-Seine.
Il n’est actuellement même pas membre du Conseil d’administration de l’Epad, mais le conseiller général NC Hervé Marseille a indiqué à l’AFP qu’il démissionnerait de son poste à l’Epad pour permettre à Jean Sarkozy de briguer la présidence…

La Défense était jusqu’à présent constituée de deux territoires : celui regroupant des morceaux des communes de Puteaux et Courbevoie, sous l’égide de l’Epad d’une part et celui situé sur  Nanterre (Epasa). L’Epad était à droite, au département des Hauts-de-Seine. L’Epasa, à gauche, à la municipalité communiste de Nanterre. La droite souhaite imposer un nouvel établissement public regroupant Epad et Epasa, qui sera sur pied en décembre prochain, éjectant au passage les élus de Nanterre de toute responsabilité. À l’occasion de la rédaction du décret indispensable, Patrick Devedjian a tenté à plusieurs reprises de supprimer la limite d’âge (65 ans) actuellement imposée pour la présidence de l’Epad, en vain.

Le « Prince Jean»  ne compte pas attendre décembre (la décision devrait être prise le 4 novembre prochain). La barre de 65 ans valable pour l’Epad est déjà dépassée depuis l’anniversaire de Patrick Devedjian, le 26 août dernier. Profitant de son absence à l’étranger, le fils du président s’est tourné vers ses soutiens, les Balkany, qui lui apportent le soutien du groupe UMP des Hauts-de-Seine, ultra-majoritaire.

Avec raison, le maire de Nanterre Patrick Jarry indique : « Jean Sarkozy n’a aucune légitimité pour assurer la présidence de l’Epad. Il n’en est même pas administrateur. De plus, Neuilly, dont il est conseiller général, ne se situe pas dans le périmètre d’aménagement de l’opération d’intérêt national. Il s’agit de d’assurer la pérennité du clan» .

Oui, là encore, il s’agit bien de soutenir le membre d’un clan comme semble le confirmer l’implication personnelle du président de la République dans le dossier du quartier d’affaires de La Défense. Qui peut croire sérieusement en la pertinence de la candidature à la tête d’un tel établissement public de Jean Sarkozy, qui n’a d’ailleurs pas terminé ses études?

Jean-Louis Bianco & Nicolas Cadène

 

Nicolas Sarkozy et le G20 : “Paroles, paroles…”

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La plupart des médias nous parle d’un G20 réussi et, reprenant les mots du président français, déclarent fièrement qu’» un ordre nouveau apparaît» … Rien que ça!

Mais quels seraient les signes d’une telle « révolution mondiale» ? Lorsque l’on reprend les propositions retenues par les 20 pays les plus industrialisés, on ne voit pas poindre le moindre espoir.

« Chaque pays doit faire en sorte que l’emploi se reconstitue rapidement» : quelle contrainte sociale? « Maintenir les mesures de soutien à l’activité économique jusqu’à ce que la reprise soit assurée» : quelle méthode? « Application de sanctions à partir de mars 2010 à l’encontre des paradis fiscaux qui refusent d’échanger des informations sur les comptes litigieux de contribuables étrangers» : quelle crédibilité quand nous apprenons dans le même temps que la Suisse vient de sortir de la liste établie par l’OCDE? « Augmentation du capital des banques pour les prémunir en cas de pertes importantes» : quelle garantie sur la modification des comportements bancaires alors que certains États comme la France refusent d’entrer dans les conseils d’administration et ne légifèrent nullement sur les abus bancaires? « Augmentation du pouvoir des superviseurs nationaux»  : pourquoi ne pas créer, comme beaucoup l’ont proposé, une organisation mondiale de la finance?

Bref, comme on pouvait le craindre, ce G20 fut vain…

Mais si ni Barack Obama, ni Angela Merkel, ni Gordon Brown n’annoncent à leurs concitoyens un changement radical de l’ordre mondial, il n’en est pas de même concernant Nicolas Sarkozy qui ne cesse de laisser entendre qu’il serait le « leader mondial» d’un nouvel « ordre mondial juste» (expression de Ségolène Royal qu’il moquait largement en 2007).

Encore cette semaine, le chef de l’État s’est prêté à un exercice qu’il apprécie tout particulièrement : accorder une interview à David Pujadas et Laurence Ferrari. Adoptant une mine grave, il déclame, comme le rappelle si justement le blogueur "Sarkofrance « une succession de petites phrases et autres bons mots destinés à frapper les opinions et taire les critiques, sans contradiction ni relance de la part des deux journalistes» . Nicolas Sarkozy ne cesse de détourner l’attention des Français et ainsi de parler « bonus»  et « paradis fiscaux»  plutôt que « chômage» , « bouclier fiscal»  et « relance» . Mais il ne peut que s’empêtrer dans ses mensonges : contrairement à ses dires, il n’a pas convaincu l’Union européenne d’imposer un plafonnement des bonus bancaires ; et ni les paradis fiscaux ni le secret bancaire n’ont été supprimés. Tout cela, il le sait. D’ailleurs, lui-même ne cherche pas à changer l’ordre des choses : il sait pertinemment qu’il ne pourra rien modifier, mais surtout, ne le souhaite pas tant l’état actuel du monde convient à sa vision individualiste de la société.

Il serait peut-être temps de rappeler à notre chef de l’État que la politique n’est pas affaire de communication mais d’actes concrets. Si ces interventions à la tribune onusienne furent de bonne tenue et marquées à gauche, elles sont d’une mauvais foi scandaleuse. Il est facile de parler comme Jean Jaurès ou Léon Blum, mais c’est une autre paire de manche lorsqu’il s’agit de concrétiser les belles paroles sur le terrain.

Sans doute habitués aux déclarations grandiloquentes et quelques peu hypocrites du président français, ses interventions à l’ONU ou au G20 n’ont pas eu l’écho escompté auprès de la presse étrangère.

Ce qui a pu en revanche retenir l’attention de certains journalistes étrangers, c’est la fête organisée par l’ambassade de France mardi soir pour Nicolas Sarkozy : 400 000 euros aux frais du contribuables pour quelques 4 000 invités. La morale, l’éthique et la rigueur ne sont décidément pas pour tout le monde…

En France, la réalité, dont les médias parlent si peu et que le président de la République occulte tant qu’il peut par des discours indécents (tant ils sont mensongers), est toute autre : 32 200 chômeurs en plus en août et 92% des Français qui considèrent que la précarité est en nette hausse…

Jean-Louis Bianco & Nicolas Cadène

PS : Merci au travail particulièrement exhaustif mené chaque semaine par le "blog politique de Sarkofrance" .

 

Site Désirs d'Avenir

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Cher(e)s ami(e)s,

Les très nombreuses réactions d'internautes et de militants nous disent que la nouvelle version du site internet de Désirs d'Avenir est mauvaise. Je partage leur avis.

L'esprit de Désirs d'Avenir c'est la participation, la communauté. Internet est le lieu idéal du partage des compétences. Il est le lieu où une autre façon d'être ensemble à fait la preuve de son succès. Voyez le logiciel libre, voyez Wikipedia.

Cependant, nous ne sommes pas avec Ségolène Royal parce qu'elle avait un bon site. Le plus important reste le combat politique qu'elle porte.

Nous devons, ensemble, partout soutenir et porter le renouveau
. Nous devons continuer le combat politique pour la refondation de la gauche et la transformation lucide et radicale de notre modèle de société.

Parce que nous avons besoin d'exemplarité
, le combat contre la droite réclame toute notre attention, ne nous dispersons pas et restons soudés.

Parce que nous savons que Ségolène Royal partage et porte cette alternative nous savons que ce site est amené à évoluer et à changer du tout au tout, avec vous.

-
Jean-Louis Bianco
Membre du Conseil d'administration de Désirs d'Avenir

Mise à jour : Le site de Désirs d'Avenir devrait évoluer dans les prochains jours. Actuellement, son fond d'écran rappelle la fête de la fraternité de samedi 19 septembre 2009 à Montpellier.
 

Encadrer ou mettre un terme au credit revolving

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Actuellement est débattu au Parlement un projet de loi qui vise à moraliser le crédit à la consommation. Une réforme bienvenue, mais toujours bien insuffisante pour mettre fin à des pratiques qui frôlent souvent l’arnaque et participent au surendettement des ménages.

Rappelons que ce type de crédit (appelé aussi « crédit permanent»  ou « crédit renouvelable» ) consiste à mettre à disposition d’un emprunteur une somme d’argent (jusqu’à 21 500€) sur un compte particulier ouvert auprès de l’établissement prêteur de ce crédit. Cette formule est généralement assortie d’une carte de crédit utilisable dans le réseau des commerces affiliés qui acceptent cette carte.

Le taux effectif global (TEG) varie entre 16 et 22% (plus du tiers sont supérieurs à 19%), c’est à dire qu’une somme de 100 euros empruntés génère entre 16 et 22 euros d’intérêts à payer (en plus du remboursement du capital)… L’astuce de nombreuses sociétés de crédit revolving est d’affecter une grande partie des remboursements mensuels à des frais divers et variés (frais d’envois, frais de prélèvements, frais d’assurance, frais de tenue de compte) ce qui diminue d’autant la part du capital remboursé qui est parfois insignifiante… La durée de remboursement du crédit revolving quand on ne puise pas dans la réserve disponible peut alors être extrêmement longue…

Si les crédits revolving ne représentent « que»  21% du volume total des crédits à la consommation accordés aux ménages aujourd’hui, ce sont les personnes aux bas revenus qui y ont principalement recours.

Comme le rappelle un intéressant article d’Alternatives Économiques, « souscrire un crédit revolving revient à se jeter dans l’inconnu: par exemple, si vous demandez une « réserve d’argent»  d’un montant de 1 000 euros à Finaref, vous ne remboursez que 40 euros par mois, un montant qui semble supportable. Mais rien n’est dit sur le nombre de mois durant lesquels vous devrez vous acquitter de cette somme… Normal, les taux étant variables – ils changent tous les trois mois en fonction de l’évolution des conditions du crédit -, la durée des remboursements est régulièrement réajustée. En revanche, dans tous les cas, elle sera longue, très longue. La faiblesse des mensualités, pour allécher l’emprunteur, conduit à allonger fortement la durée de remboursement (…) De quoi constituer une quasi-rente pour les établissements prêteurs, pour lesquels le crédit revolving est très profitable en dépit du risque de défaut d’une partie des emprunteurs. Cette rente devient même permanente lorsque le client décide de réutiliser sa « réserve d’argent» . De quoi entrer dans une situation d’endettement permanent qui tourne vite au surendettement» .

Avec la crise, davantage de ménages, victimes du chômage ou confrontés à une dépense imprévue, risquent de recourir au crédit revolving. Raison de plus pour y mettre un terme, ou, a minima, encadrer ces types de crédits et informer correctement les consommateurs sur leurs conditions et risques.

L’idée d’une responsabilisation des acteurs fait de plus en plus son chemin. Le projet de loi présenté doit aller au bout de sa logique et notamment poser un cadre légal global et renforcé du crédit à la consommation qui ferait notamment supporter le défaut de remboursement par l’établissement qui a accordé le crédit de trop à un ménage déjà fortement endetté (les organismes de crédit devraient alors consulter le « fichier national des ­incidents de remboursement de crédit aux particuliers»  avant d’accorder un prêt).

Autre suggestion : interdire les crédits revolving dans les magasins, en particulier les grandes surfaces. Seuls les crédits affectés, c’est-à-dire destinés à financer un achat précis comme un téléviseur ou un canapé, devraient être proposés sur les lieux de vente.

Il est en tous les cas essentiel de pénaliser les établissements qui prendraient trop de risques et d’accorder de meilleures conditions aux emprunteurs.

Jean-Louis Bianco & Nicolas Cadène

 

Fête de la fraternité 2009

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Nous ne sommes plus qu'à 17 jours de la Fête de la Fraternité 2009.

La mobilisation dans le Sud-Est est au rendez-vous pour réussir cette deuxième édition qui se tiendra au domaine de Grammont de Montpellier (derrière le Zénith) de 11h à 23h le samedi 19 septembre 2009.

Pour rappel, le programme est le suivant :
- 11h-11h30 : Accueil
- À partir de 11h30 : Stands des associations, comités, musiques et artistes divers
- De 12h à 12h30 : Atelier des animateurs de blogs de soutien à Ségolène Royal
- 13h30-17h30 : Débats sur l'Éducation et sur la Fraternité
- 17h30 : Intervention de Ségolène Royal
- 18h30 : Concert

Pour plus d'informations, reportez-vous au site internet de Désirs d'Avenir Hérault (géré par Daniel Simon) qui est celui dédié à la Fête de la Fraternité 2009 : http://coeur-a-gauche.over-blog.com/

 


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